à la suite d'une dispute avec sa mère, Max prend ses jambes à son cou, saute dans une barque et pagaie dans la nuit. Il accoste sur une île mystérieuse, un nouveau monde peuplé de créatures pelucheuses, dont il se déclare le nouveau roi. Max et les maximonstres, c'est de l'imagination à foison, à l'image de son petit héros en costume de chat. Le roman de Maurice Sendak en main, Spike Jonze parle le langage de l'enfance comme personne. Il a tout compris, c'en est bouleversant. Rien ne lui échappe, des envies les plus contradictoires de création et de destruction, de la peur de l'abandon, de cette éponge jamais rassasiée d'amour et d'attention qu'est Max, de ce qui se cache derrière les jeux d'enfants... Max est bien sûr tous ses maximonstres : le meneur, le rebelle, le râleur, le bâtisseur, le laissé-pour-compte. Ces bestioles cornues, à gros nez, à tête de bouc ou de piaf auraient pu être grotesques. Elles se lovent à merveille dans un univers aux tons de sable et de bois, qui ajoutent à la douceur de l'ensemble. Un conte aussi tendre et déchirant que l'enfance elle-même que l'on regrettera ne pouvoir qu'habiter le temps d'un film. Mais quel film...