Nous attendons tous la confrontation avec Smaug. Comment vous y êtes-vous préparé?

Martin Freeman: Je savais où Bilbon en était de son aventure, ce qu'il venait de vivre. C'est vrai qu'il n'y avait pas de dragon en face de moi. Alors, je me suis peint des images dans la tête, aidé par les croquis de la production. La tanière de Smaug, qui est le décor le plus impressionnant que j'ai vu de ma vie, m'a aussi beaucoup aidé.

Au printemps dernier, vous étiez de retour en Nouvelle-Zélande pour tourner de nouvelles scènes du Hobbit, un an après la fin du tournage officiel. Dans quel état d'esprit étiez-vous?

J'avais hâte d'en finir! C'était un peu frustrant de se dire que le travail sur ce personnage n'était pas terminé... Tout le monde aime le sentiment du devoir accompli. Mais j'étais aussi ravi de retrouver Bilbon pour tenter de nouvelles expériences.

En quoi ce deuxième volet du Hobbit va-t-il être une expérience nouvelle pour le public?

La trilogie construite par Peter Jackson est un arc. Le premier volet était un frisson excitant qui posait les bases de l'aventure que les spectateurs vont découvrir cet hiver. Dans La désolation de Smaug, il y a plus de moments périlleux. Pour Bilbon, c'est le moment ou jamais de faire preuve de courage. Soit il se lance, soit il meurt. Mais il n'y a jamais d'héroïsme naïf chez Peter Jackson. Il y a toujours un coût. Ce n'est pas qu'une histoire de bataille, de débauche d'effets spéciaux et d'écrans verts. Ce qui compte pour Peter, ce sont les sentiments que les spectateurs éprouvent pour ces personnages: la peur qu'on partage, la crainte de les perdre... J'admire énormément cela chez lui.