Après l'excellent La guerre est déclarée, Valérie Donzelli passe à côté d'une nouvelle réussite. Ce Main dans la main démarre sur les chapeaux de roue et finit en casquette, à force de ne plus savoir quoi faire de sa brillante idée de départ: la rencontre de la patronne de l'école de danse de l'Opéra de Paris et d'un miroitier; rencontre à ce point fusionnelle que les deux personnages ne peuvent plus se séparer et agissent de la même façon. Un comportement étrange inexpliqué (tant mieux) qui donne lieu à une comédie sentimentale délurée, façon Nouvelle Vague, qui cherche à traduire, par l'image et les péripéties, le sentiment (amoureux) d'être seuls au monde. C'est brillant, drôle, enlevé et léger, jusqu'au moment (une heure de film) où le scénario ne sait plus comment sortir de ce conte de fées. Le rythme baisse, l'intrigue patine, le film tombe. C'est fini. Tant pis.