De Radu Mihaileanu - Avec Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Sabrina Ouazani, Biyouna, Zinedine Soualem... l Sortie : 2 novembre
Le film en une phrase: Un plaidoyer féministe signé par le metteur en scène du Concert.
L'enjeu: Depuis son premier long, Trahir, en 1993, Radu Mihaileanu ne cesse de voir les spectateurs affluer de plus en plus nombreux vers ses films. Mais jamais il n'avait eu les honneurs d'une sélection cannoise. La source des femmes marque donc une étape majeure pour lui. Inspiré comme souvent par une histoire vraie, il mettra en scène une jeune femme vivant dans un petit village d'Afrique du Nord qui se rebelle contre la corvée d'eau qu'imposent les hommes à la gente féminine. Et propose à ses congénères de faire la grève de l'amour tant que leurs compagnons ne mettront pas la main à la pâte.
Entre comédie et drame
On retrouve dans ce plaidoyer féminin ce qui fait le sel du cinéma de Mihaileanu, un mélange entre drame et comédie. Leïla Bekhti, Hafsia Herzi (présente à La Quinzaine en 2009 avec Le roi de l'évasion) et Sabrina Ouazani (qui avait monté les marches l'an passé pour Des hommes et des dieux) constituent le jeune trio féminin majeur de cette Source des femmes. À la coécriture et à la musique, on retrouve deux fidèles de Mihaileanu : Alain-Michel Blanc (césarisé pour Va, vis, deviens) et Armand Amar (césarisé pour Le concert). Le tournage s'est déroulé l'automne dernier, au sud de Marrakech.
L'info en plus: Leila Bekhti. Tout juste auréolée d'un César pour Tout ce qui brille, elle foulera pour la deuxième fois les marches pour un film en compétition, trois ans après Un prophète. Elle avait aussi fait partie du casting de Paris, je t'aime, sélectionné à Un Certain Regard en 2006. Elle y était dirigée par Gurinder Chadha (Joue-la comme Beckham).