Pour
Dix ans ont passé depuis le soulèvement des singes. Le virus qui les a libérés a décimé l'espèce humaine pour ne laisser subsister que ceux qui étaient naturellement immunisés. Pour Matt Reeves, l'heure est à la confrontation entre une civilisation nouvelle face au déclin de la nôtre. Des hommes dos au mur, et des singes trop malins pour ne pas espérer une solution pacifique. L'homme est un loup pour l'homme... Le singe ne vaut pas mieux, ne vaut pas moins. Une théorie habile que le réalisateur de Cloverfield tient jusqu'à son terme, où il laisse enfin éclater la furie d'une guerre inéluctable. Cet Affrontement est la tragédie de l'éternel recommencement.Christophe Chadefaud
Contre
"Pas plus, pas moins !" Habile ? C'est un peu court jeune singe pour espérer tenir un film sur plus de deux heures. Et oui, l'homme est un loup pour l'homme, on le sait depuis la cour de récré. Avec un casting de seconde zone, ce blockbuster cheap, mais pas modeste, est vite tué dans l'oeuf. Tout comme les espoirs du spectateur, obligé de contempler ce film qui fait du surplace pour laisser le champ libre à de prochains épisodes. Du haut de son nuage, le grand Darwin voit sa théorie de l'évolution basculer dans la régression. Sur le plancher des vaches, Reeves filme sans inspiration ce goubliboulga de synthèse qui se prend très au sérieux ! Thomas Baurez
