Une comédie française décalée et rafraîchissante. Le 14 juillet, un gardien de musée rencontre une jeune fille, Truquette, et décide de l'emmener en vacances pour la séduire. Mais rien ne se passe comme prévu. Derrière ce pitch classique se cache une petite pépite d'humour décalé. Antonin Peretjatko, auteurs de courts métrages comme French Kiss, installe son univers à la fois surréaliste et ancré dans la réalité, ses héros étant des jeunes qui subissent la crise de plein fouet. Certains pourraient y voir l'influence de Luc Moullet ou de Bruno Podalydès (qui fait d'ailleurs une apparition), mais Peretjatko signe un film singulier, où l'absurde et le comique se mêlent joyeusement comme dans l'ouverture du film, où se côtoient images d'archives et prises de vues à la volée dans un sens du timing parfait. On saura gré aussi au cinéaste d'avoir engagé des comédiens peu connus et d'ajouter leur univers au sien. Ainsi Vimala Pons, actrice vue chez Podalydès et circassienne iconoclaste avec la compagnie Ivan Mosjoukine, apporte au film une charge poétique en offrant à Truquette quelques-uns de ses tours. Vincent Macaigne, porte-bonheur d'un certain jeune cinéma et auteur de théâtre, y dévoile lui aussi sa singularité. Pour tout cela, La fille du 14 juilletest une jolie façon d'entrer dans l'été.