De Naomi Kawase - Sortie : indéterminée

Le film en une phrase: La Japonaise Naomi Kawase revient quatre ans après son grand prix.

L'enjeu: Avec Hanezu no tsuki, Naomi Kawase franchit un cap et s'attaque au film d'époque. L'histoire se déroule pendant la période Asuka (ve, vie siècle), une époque marquée par un grand élan culturel, l'arrivée du bouddhisme et l'influence des cultures coréenne et chinoise. Cette période doit son nom au village d'Asuka où les empereurs installaient parfois leur capitale.

Une réalisatrice hantée par la disparition

Pour autant, c'est toujours la même thématique qu'elle brasse : celle de la disparition. La réalisatrice, abandonnée par ses parents et élevée par ses grands-parents, a longtemps exploré la quête d'un être cher disparu, que ce soit dans des documentaires profondément autobiographiques ou dans des fictions. Ainsi, Suzakuévoquait la disparition du père, Sharacelle d'un enfant et La forêt de Mogariétait hantée par le deuil. La réalisatrice maintient, dans Hanezu no tsuki, une histoire qui lui tient à coeur puisqu'elle est originaire de Nara, ville qui fut pendant très longtemps la capitale du Japon. Elle a d'ailleurs accepté de faire partie du comité d'organisation du 1300e anniversaire de la ville. À Cannes, elle aura l'occasion de côtoyer (au palmarès ?) deux de ses idoles puisque Le fils, des frères Dardenne est son film préféré.

L'info en plus: Naomi Kawase. Naomi Kawase est une enfant de Cannes. Révélée par La Quinzaine des Réalisateurs en 1997 avec Suzaku, elle remporta la Caméra d'or. À 41 ans, la réalisatrice japonaise revient pour la troisième fois en compétition, après Shara en 2003 et La forêt de Mogari en 2007 (récompensé par le grand prix du jury).