Russe depuis janvier, Gérard Depardieu tourne pour la première fois depuis longtemps à Paris, un film sur l'histoire du Mondial de football. Il assure dans un entretien à l'AFP ne pas fuir le fisc "mais l'utilisation que font les gouvernements de l'argent qu'ils prennent". Dans ce film de "18 millions de dollars", réalisé par Frédéric Auburtin et dont le titre n'est pas connu, le monstre sacré du cinéma français incarne Jules Rimet, le créateur de la Coupe du monde et fondateur en 1897 du Red Star, club de football légendaire basé à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

"C'est la première fois que je tourne à nouveau en France. J'ai refusé tous les films français car les gens ne pouvaient pas comprendre. Je suis Russe et résident belge. J'habite en Russie, où j'ai passé trois mois et demi. J'ai des sociétés dans les pays où je vis car c'est plus avantageux", explique posément l'acteur, joint par téléphone. "En 15 ans je n'ai peut-être passé que cinq mois en France. Depuis décembre 2012, un mois et demi. Je retourne au Kazahkstan où je tourne, puis en Belgique et en Italie. Je ne fuis pas le fisc mais l'utilisation que font les gouvernements de l'argent qu'ils prennent", ajoute-t-il, refusant de s'apesantir sur la polémique autour de son exil et les raisons qui l'ont poussé à quitter la France.

"La rentrée va être chaude en France"

"Je pense que la rentrée va être chaude et je pense qu'en 2014, ça va être bien pire en France, contrairement à ce qui a été annoncé", prédit-il au passage. C'est sa passion première, le cinéma, qui le ramène à Paris pour un tournage d'une vingtaine de jours, notamment dans des studios en banlieue parisienne. Il s'en réjouit et cela s'entend. "Il est en pleine forme et a cessé tous les excès", commente un proche.