Il y a ceux qui l'adorent. La réalisatrice japonaise, Naomi Kawase, lauréate de la Caméra d'or en 1997 pour Suzaku, impose son style depuis 20 ans dans le paysage cinématographique mondial. Un cinéma épuré, tourné vers la nature. La forêt de Mogari, Hanezu, l'esprit des montagnes, Still The Water sont autant de films qui développent ces thèmes. Avec Vers la lumière, la cinéaste pousse encore plus loin son observation de notre monde en se concentrant sur sa lumière, et particulièrement les couchers de soleil.

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Son pitch est simple: une femme chargée de décrire aux aveugles les images qu'ils ne voient pas rencontre un photographe en train de perdre la vue. Les symboles sont forts. Trop. Était-ce nécessaire que son héros soit photographe? Était-ce nécessaire de revenir sans cesse sur le coucher de soleil?

Trop, c'est trop

L'ensemble vire à la démonstration académique. Le temps s'étire. On regrette également que la cinéaste n'ait pas d'avantage travaillé sur la dimension sonore du film, au moment où elle traite de son personnage masculin, le photographe qui perd la vue (interprété par Masatoshi Nagase). À force d'amplifier le sens de ses images, Naomi Kawase se répète dans une boucle de métaphores. Bien sûr, certains crient au génie. Et il y en a déjà pour réclamer la Palme. On ne l'espère pas.