Le septième long-métrage d'Ashghar Farhadi, en compétition officielle au Festival de Cannes 2016, s'inscrit dans la droite lignée de ses oeuvres précédentes, et en particulier d'Une séparation, couvert de prix en 2011. Le cinéaste iranien scrute de nouveau la manière dont les individus peuvent dériver à leur insu en fonction des pressions sociales auxquelles ils sont soumis. Et ce, à travers le portrait d'un couple qui, en proie à des difficultés quotidiennes, va laisser échapper une violence jusque-là sous-jacente: celle d'un mari en apparence calme et inoffensif se métamorphosant en être intransigeant et cruel.

Le successeur de Kiarostami?

Forushande marque la seconde visite en compétition de Farhadi, trois ans après Le Passé, qui avait valu le prix d'interprétation à Bérénice Bejo avant de réunir près d'un million de spectateurs. Et il a rassemblé devant sa caméra des comédiens qu'il connaît bien pour les avoir déjà dirigés: Shahab Hosseini (À propos d'Elly et une séparation, où il campait le mari de a femme de ménage au coeur de l'intrigue), Taraneh Allidoosti, qu'il retrouve our la quatrième fois depuis La fête du eu voilà dix ans et Babak Karami, qui in-arnait un juge dans Le passé. Fahradi va ssayer de devenir le deuxième cinéaste ranien à remporter une Palme d'or, dix-euf ans après Abbas Kiarostami.

D'Asghar Farhadi. Avec Shahab Hosseini, Taraneh Allidousti... Sortie: 17 août