De Jérôme Salle, avec Forest Whitaker, Orlando Bloom, Conrad Kemp... - Sortie indéterminée

Le film en une phrase: Le réalisateur de la saga Largo Winch va clore le festival.

L'enjeu: Qui a dit que Cannes n'était réservé qu'aux réalisateurs qui possèdent la "carte"? Ce fameux sésame qui permet de voir tous vos films soutenus, y compris lorsque vous avez un coup de mou (comme récemment Almodovar).

Jérôme Salle, qui est invité à clore le Festival n'a, lui, jamais eu la chance de la posséder. Voilà pourquoi, après Anthony Zimmer et deux Largo Winch cette sélection marque un tournant dans sa carrière.

Et il le doit au producteur Richard Grandpierre, qui, après avoir connu l'Afrique du Sud avec Safari d'Olivier Baroux, a cherché un sujet pour y faire son retour aussi rapidement que possible. Et déniché pour cela un roman de Caryl Férey, dont il a acheté les droits, avant d'en confier la réalisation de son adaptation à Jérôme Salle.

Un polar entre film noir politique et étude sociale

L'action de ce polar -qui tient autant du film noir politique que de l'étude sociale- se déroule dans une Afrique du Sud encore hantée par l'apartheid et met en scène deux policiers enquêtant sur un trafic de stupéfiants et traquant le meurtrier sauvage d'une adolescente.

Le premier, noir (incarné par Forest Withaker), reste hanté par un trauma advenu dans son enfance. Le second, blanc, est un casse-cou déglingué, accro à la dope. Et si Vincent Cassel fut un temps envisagé pour ce rôle, Orlando Bloom en a finalement hérité et fera, grâce à cela, son grand retour sur la Croisette, neuf ans après Troie.

L'info en plus: L'acteur oscarisé du Dernier roi d'Ecosse, Forest Whitaker, avait conquis un prix d'interprétation à Cannes pour sa toute première apparition au Festival avec Bird, de Clint Eastwood, en 1988. Il est, depuis, revenu trois fois en compétition pour Rage in Harlem, de Bill Duke, en 1991, Body Snatchers, d'Abel Ferrara, en 1993 et Ghost Dog, de Jim Jarmusch, en 1999.