D'Arnaud Desplechin, avec Mathieu Amalric, Benicio Del Toro, Gina Mckee ... - Sortie: 11 septembre
Le film en une phrase: Le réalisateur d'Un conte de Noëladapte l'un de ses livres de chevet.
L'enjeu: Entamée en 1991 avec La vie des morts présenté à la Semaine de la Critique, la belle histoire d'amour entre Cannes et Desplechin se poursuit avec son deuxième film en Anglais après Esther Kahn.
Le cinéaste y a en effet déjà présenté un film à Un Certain Regard (En jouant "Dans la compagnie des hommes" en 2003) et quatre autres en compétition (La sentinelle, en 1992, Comment je me suis disputé... en 1996, Esther Kahn en 2000 et Un conte de Noël en 2008), dont il est toujours reparti bredouille !
La chance pourrait tourner avec ce film qui lui tient à coeur, car il porte ici à l'écran un livre qui l'obsède depuis vingt ans: Psychothérapie d'un Indien des plaines, de Georges Devereux.
La cinquième collaboration Desplechin-Amalric
On y voit cet ethnologue et psychanalyste français partant, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, aux États-Unis étudier le cas d'un vétéran amérindien alcoolique en pleine perte de repères et tenter de l'en sortir à travers une psychothérapie.
Face à Benicio Del Toro, Desplechin a choisi de confier le rôle de Devereux à son alter ego Mathieu Amalric qu'il dirige pour la cinquième fois. Lui aussi est un grand habitué de la Croisette: outre les films de son complice, il s'est retrouvé cinq autres fois en compétition: Quand j'étais chanteur (2006), Le scaphandre et le papillon (2007), Les herbes folles (2009), Tournée (prix de la mise en scène 2010) et Cosmopolis l'an passé.
L'info en plus: Prix d'interprétation pour son incarnation du Che chez Steven Soderbergh en 2008 et membre du jury de Tim Burton en 2010, Benicio del Toro a aussi présenté sur la Croisette Sin City, en 2005, puis en qualité de réalisateur, l'un des "épisodes" de 7 jours à La Havane l'an dernier à Un Certain Regard. Jimmy P. marque sa toute première collaboration avec un cinéaste français.
