D'Asghar Farhadi, avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa ... Sortie le 17 mai

Le film en une phrase: Le réalisateur d'Une séparation tourne pour la première fois en France.

L'enjeu: Avec Une séparation, l'iranien Asghar Farhadi a atteint une renommée internationale avec, à la clé, une multitude de prix dont l'Oscar et le César du film étranger et l'Ours d'Or à Berlin. On attendait donc forcément l'étape suivante: sa première sélection en compétition cannoise.

Et, ironie de l'histoire, c'est avec son premier film tourné en France qu'il va partir à la course à la Palme d'Or. Co-produit par le français Alexandre Mallet-Guy qui accompagne son travail depuis des années, Le passé met en scène un Iranien qui, après quatre années de séparation fait le voyage Téhéran-Paris à la demande de son épouse français pour procéder aux formalités de leur divorce.

Farhadi continue à explorer les conflits familiaux

Le point de départ d'une intrigue qui fait la part belle à sa thématique de prédilection: la déchirure entre les hommes et surtout les conflits familiaux qui resurgissent après avoir été longtemps tus.

Si Marion Cotillard fut pressentie, c'est Berenice Bejo qui incarne le personnage féminin central du film face à Ali Mosaffa (le mari dans la vie de Leila Hatami, l'héroïne d'Une séparation) et Tahar Rahim (pour son retour en compétition 4 ans après ) dans les rôles de son ex et son nouveau petit ami. Et à leurs côtés, on retrouvera une jeune comédienne belge à suivre: Pauline Burlet, qui jouait La môme jeune chez Olivier Dahan et qu'on a remarqué voilà peu dans Dead man talking de Patrick Ridremont.

L'info en plus: La sélection de The Artist voilà deux ans a offert le tremplin idéal pour la deuxième carrière de Bérénice Bejo qu'on avait découverte en 2000 dans Meilleur espoir féminin. Avec un César à la clé quelques mois plus tard. Et elle avait prouvé son attachement à la Croisette en acceptant l'an passé le rôle de maîtresse des cérémonies de clôture et d'ouverture.