Pour se racheter auprès de sa grande fille honteuse de voir sa mère exubérante et sans le sou, Babou (Isabelle Huppert) est devenue la plus efficace des VRP, au grand dam de ses collègues. Si sa nouvelle vie l'amène à arpenter le bitume d'Ostende pour vendre des appartements de vacances en multipropriété, elle n'a rien perdu de son toupet: elle se masse les pieds pendant les réunions (photo), donne le gîte à des punks et rêve du Brésil.
Entre satire sociale sur une fêtarde au turbin et comédie dramatique sur une maman délaissée par sa fille, Copacabana est à l'image du plat pays qu'il met en scène: sans relief. Comme dans le précédent film de Marc Fitoussi, La Vie d'artiste (2007), l'humour se savoure sans provoquer de grands émois. Reste le portrait simple mais joli d'une femme en train de grandir, après quarante ans d'immaturité.
