De passage à Berverly Hills où il défendait son dernier film (cette fois, en tant qu'acteur seulement) Une nouvelle chance, Clint Eastwood est revenu sur son discours de Tampa Bay. Si les préférences politiques de la star étaient connues depuis longtemps, c'est la teneur de ce discours, où la bizarrerie le disputait à l'incohérence qui a quelque peu terni sa légende, donnant l'image d'un homme fatigue et vieilli.
Lors de la convention républicaine, il ne mentait pas quand il exhortait les Américains à ne pas réélire Barack Obama à la Maison Blanche. Tout en reconnaissant qu'il n'avait peut-être pas toutes les idées en place au moment de prononcer son discours, ébauché "cinq secondes" avant d'entrer en scène.
"Quand vous entrez sur scène, vous vous retrouvez devant 10.000 personnes extrêmement enthousiastes et votre esprit se vide quoi qu'il arrive", dit-il.
Adulé par des légions d'admirateurs, qui louent l'élégant classicisme de sa filmographie, si l'image du grand fauve a été écornée, en cette année électorale aux Etats-Unis, on est tenté, nous aussi, de lui laisser une nouvelle chance.
