1-Le metteur en scène est plutôt pop.

Son nom de famille signifie "toile" en Français. Marc Webb aurait pu se consacrer à la toile cirée, il a préféré revisiter L'Homme-araignée. Pourtant, à part son patronyme, rien ne l'y destinait. Webb réalise des publicités pour Rimmel, des clips pour Maroon 5 et Fergie, avant de tourner son premier long, (500) jours ensemble, en 2009. Une comédie pop au budget ridicule, limite divertissant. Et puis, grand écart facial, il passe à un blockbuster à 215 millions de dollars. Par hasard: "Je parlais de Spider-Man avec quelqu'un de la Columbia, sans savoir que le studio avait un projet là-dessus. Du coup, on me l'a proposé."

2-L'histoire retombe en enfance.

On sait que Peter Parker était un gars banal avant d'être piqué par un OGM à huit pattes. Ce n'est qu'ensuite qu'il a commencé à produire des fils d'araignée pour faire youp'la entre les gratte-ciel et alpaguer les psychopathes. Mais aucun réalisateur ne s'est penché sur son enfance et la disparition de ses parents, dépeintes dans les BD de Marvel. Jusqu'à présent. "Mon film débute lorsque Parker a 7 ans. C'était important de retracer cette période de sa vie, parce que tout découle de là."

3-Un style réaliste.

Le Spider-Man de Sam Raimi était un conte crépusculaire, dont le héros était plus proche du cartoon que de l'humain. Avec Marc Webb, les décors sont réels, le super-héros s'éclate en skate et patine dans les bégonias face à une jolie blonde. Incarné à la perfection par Andrew Garfield, c'est un véritable ado, arrogant, vulnérable et maladroit. "Je voulais une approche réaliste et émotionnelle, commencer par des scènes intimistes et élargir petit à petit jusqu'au grand spectacle." Une réussite.