Des premières de film organisées sur des sites aux jeunes réalisateurs faisant découvrir leur travail grâce au web, les partisans de la Toile affirment qu'elle ne devrait plus être vue comme un lieu dominé par la piraterie mais comme une source potentielle de revenus.
"On peut créer une base de clients sur l'Internet et attirer le public", explique à l'AFP Nawid Sarem de la société Eye on Films, un réseau mondial de festivals de distributeurs installé en France qui s'est allié avec le site de partage de vidéos Dailymotion.
A partir d'octobre, Eye on Films et Dailymotion permettront aux usagers de l'Internet dans des marchés comme le Brésil d'avoir accès à des avant-premières gratuites et de voir en streaming par abonnement des premiers films de réalisateurs indépendants.
Plate-forme
Dans une concession à la modernité, la Mostra, doyenne des festivals de cinéma, a proposé cette année pour la première fois la possibilité de voir en streaming payant dix long-métrages et treize court-métrages.
Pour le festival, c'était un moyen "de promouvoir et de soutenir de nouveaux films, en particulier de jeunes auteurs".
Toujours à Venise, le cinéaste hollywoodien Ridley Scott a lui aussi voulu exploiter les ressources de l'Internet à travers "Your Film Festival", une opération invitant de jeunes cinéastes à soumettre leur travail à travers YouTube.
Les internautes ont sélectionné par vote dix finalistes qui ont été invités à Venise. C'est un Espagnol, David Victori, qui a remporté le prix, d'un montant de 400.000 euros.
Son court-métrage, The Guillt, a déjà été visionné 160.000 fois sur l'Internet.
