Alors qu'une nouvelle vague épidémique s'abat sur plusieurs pays, les risques de subir, en 2021, des périodes de confinement et de couvre-feu à répétition suscitent l'inquiétude. Résultat, le CAC 40 oscille au gré de l'actualité. "Quand des solutions existent pour pallier les mauvaises nouvelles, le marché monte. La Bourse a bondi en anticipation des premiers vaccins anti-Covid-19, analyse Olivier Cornuot, directeur de la gestion collective à Matignon Finances. Mais l'apparition de variants pourrait inquiéter les marchés, en retardant le rebond économique, avec un impact plus fort que prévu sur les résultats des entreprises. Il faut s'attendre à des phases de replis temporaires de la Bourse au cours des prochains mois."

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Dans un tel contexte, l'épargnant doit garder la tête froide et poursuivre une stratégie d'investissement sur le long terme. "Il va falloir être patient et aux aguets, conseille Guillaume Eyssette, directeur associé du cabinet Gefinéo. Dès que la Bourse va connaître quelques séances de baisse, achetez des actions de belles entreprises, positionnées sur des secteurs de croissance, à des prix intéressants. Mieux vaut éviter les sociétés très à la "mode", souvent trop chères. Quand la reprise économique sera au rendez-vous, vous pourrez espérer de bonnes performances boursières sur les dix ou quinze prochaines années."

Comment savoir si une entreprise est bon marché ? Le Price earning ratio (PER) est l'indicateur préféré des investisseurs. Il s'agit du rapport cours de Bourse/bénéfice net par action : un PER de 25 indique que les marchés valorisent l'entreprise 25 fois ses bénéfices. Généralement, quand il dépasse les 20, c'est que la société est chère. Le secteur du luxe ou certaines "pépites" peuvent afficher un PER supérieur à 20. Mais attention, il y a des limites à ne pas dépasser pour ne pas glisser sur le terrain de la spéculation. Ainsi, le constructeur de véhicules électriques Tesla a vu le cours de son action multiplié par 8 en un an, avec un PER 2021 estimé à 227 !

L'automobile électrique est un secteur d'avenir, au même titre que l'économie digitale et l'économie verte. "Le souci, c'est que la plupart des acteurs "pure player" comme Amazon, Tesla, Vestas (éolien), Nel (hydrogène), Solaria energia (solaire) sont déjà très chers, constate Olivier Cornuot. Il peut être judicieux de choisir des entreprises plus généralistes mais visant à se renforcer dans ces secteurs, comme Peugeot ou Volkswagen (voitures électriques), Engie ou Siemens Energy (Eolien et hydrogène), Saint-Gobain ou CRH (rénovation énergétique)." Il ne vous reste plus qu'à attendre le prochain repli des marchés.

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