Lors de son interview du 14 Juillet, François Hollande s'est montré prudent au sujet d'une éventuelle baisse d'impôt en 2017. Ainsi, le chef de l'Etat a annoncé un geste fiscal pour les ménages seulement "si nous avons la certitude d'avoir une croissance supérieure à celle de cette année". Alors que le gouvernement table sur une hausse du PIB de 1,5% en 2016, François Hollande espère atteindre une croissance de 1,7% pour 2017.
Cette baisse d'impôts pour les ménages avait déjà été évoquée il y a quelques jours lors de son interview aux Echos. "Si, malgré le Brexit, la croissance était de 1,7% en 2017, ce geste fiscal, qui ne pourrait être supérieur à 2 milliards d'euros, viendrait s'ajouter aux allègements accordés depuis 2014 et qui ont d'ores et déjà concerné 12 millions de contribuables", avait-il alors annoncé. Le président précise avoir une "préférence" pour une "mesure ciblée pour les classes moyennes".
Accusé d'avoir multiplié les cadeaux fiscaux à un an de l'élection présidentielle, le président de la République refuse cette fois-ci de faire "une promesse" qui serait "commode" pour lui à quelques mois du scrutin.
Il a également rappelé que "les prélèvements des ménages ont baissé cette année. La baisse sera de 200 à 300 euros pour les célibataires, 500 euros pour les ménages. Huit millions de foyers sont concernés. Jamais aussi peu de Français n'ont payé l'impôt sur le revenu." Seuls 45,6% des Français ont en effet payé l'impôt sur le revenu en 2015. Il s'agit du taux le plus faible depuis 2009.