"L'Europe entre dans une phase difficile. Nous serons confrontés à une inflation plus élevée et à une croissance plus lente. Il existe une grande incertitude quant à l'ampleur de ces effets et à leur durée." Cette déclaration de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, le 14 avril, confirme que nous sommes entrés dans une période d'incertitude à la fois sur les marchés d'actions (faible croissance) et sur les marchés de taux (forte inflation).
En finance, on mesure cette instabilité par la volatilité. Plus la volatilité d'un marché est grande, plus fort est le risque associé à ce marché. Une volatilité à 15 % sur trois ans comme pour l'indice CAC 40 veut dire que l'indice acheté à 100 peut statistiquement varier et atteindre 115 dans trois ans ou 85. Mais autour d'une moyenne historique, les marchés actions peuvent à court terme connaître des périodes de stress ou de "krach" où la volatilité monte quand les marchés baissent : 65 % de volatilité en mars 2020 ou 70 % de volatilité en octobre 2008.
On mesure cette volatilité grâce à des indicateurs standards : le VIX ou "l'indice de la peur" sur le S&P 500 aux Etats-Unis, le VCAC pour mesurer la volatilité sur le CAC 40 ou le VSTOXX comme indicateur de la volatilité sur l'Euro Stoxx 50.
La composante de la volatilité
La volatilité atteint des records quand les marchés baissent fortement et il est intéressant pour un investisseur de pouvoir accéder à cette composante, surtout dans les périodes troubles. Une sorte de décorrélation parfaite, d'assurance de portefeuilles. Quantalys a ainsi calculé qu'investir 10 % de son portefeuille d'actions dans un indice de volatilité a permis, sur les trois dernières années, de générer le même niveau de performance, mais en réduisant le risque de 20 % !
Certaines sociétés de gestion ont lancé des fonds qui ont justement pour vocation de répliquer ces indicateurs de volatilité. Sur les 35 fonds disponibles en France de la catégorie Quantalys "Volatilité", nous en avons retenu trois, très bien notés et qui protégeront vos allocations en cas de fortes turbulences. A proscrire, bien sûr, si vous êtes persuadés que les marchés vont monter !

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